Comment le silicone est-il remplacé dans les cosmétiques ? Zoom… sur les ammoniums quaternaires (tensioactif/polymère cationique)

Depuis quelque temps, la mention « sans silicone » fleurit sur les flacons de shampooing, d’après-shampooing ou de masque capillaire…, afin de nous rassurer sur leur innocuité tant pour notre santé que pour l’environnement. Citons par exemple deux produits, particulièrement prisés (et bon marché) : l’après-shampooing à l’huile d’avocat et beurre de karité (ou beurre de cacao) d’Ultra-doux de Garnier ou encore le masque Expert nutrition de Franck Provost également au beurre de karité, tous deux appartenant au groupe L’Oréal.

On peut ainsi légitimement espérer ou penser que les silicones ont été remplacés par les actifs hydratants naturels qu’ils mettent en avant, mais l’étude de leur formulation (étiquette INCI) nous apprend qu’il n’en est rien. En fait la chimie remplace une autre chimie… Ce sont en effet les sels d’ammonium quaternaire (« quats ») qui agissent (discrètement…) à la place des silicones. Décryptage :

Tout d’abord petit rappel sur les produits capillaires dits « conditionneurs » :
On appelle conditionneur un produit dont l’action va agir sur la texture du cheveu comme lisser sa cuticule pour lui donner un aspect brillant, souple et soyeux, empêcher les frictions avec les autres fibres (action démêlante), tout en la gainant pour la protéger des frisottis et des agressions externes (chaleur, brossage…). Cet effet peut être obtenu de diverses matières :

– d’une part, l’utilisation d’actifs hydratants qui aident à retenir et/ou attirer l’eau interne du cheveu : on distingue les agents filmogène, émollient ou humectant (cf: article sur les différents agents hydratants). Ils peuvent être d’origine naturels ou synthétiques (comme les silicones qui sont des agents filmogènes chimiques et polluants).
On peut aussi ajouter dans cette catégorie « les reconstructeurs » à base de protéines pour les soins profonds de type masque capillaire qui sont censés colmater les brèches de la structure interne du cheveu (sous les écailles de sa cuticule jusqu’au cortex) : leur action fait encore l’objet de débat car leurs molécules ne seraient pas assez fines pour réellement pénétrer en profondeur le cheveu…

Le problème avec ces ingrédients est qu’ils ne ciblent pas précisément les zones endommagées et peuvent laisser la chevelure huileuse et lourde.

– d’autre part les tensioactifs (ou « surfactants » en anglais) et polymères cationiques qui jouent sur les charges électriques des cheveux (selon la règle : deux charges identiques se repoussent et deux opposées s’attirent). C’est vers eux qu’aujourd’hui, la science se concentre plus particulièrement. Le principe ? Il s’agit d’équilibrer la charge négative de la kératine (lorsqu’elle est mise à nue par le décapage donc abîmée) avec une charge positive qui va la neutraliser en se fixant, tel un aimant, à sa surface. Ce qui a pour effet de lisser la chevelure sans pour autant l’alourdir ni la graisser.

Les tensioactifs cationiques sont des molécules longues possédant 2 pôles d’affinité différente: un pôle lipophile, soit une affinité avec les corps gras, et un pôle hydrophile, soit une affinité avec l’eau.
Ils libèrent une charge positive (cation) en solution aqueuse. Ils ont une affinités avec la kératine chargée négativement à laquelle ils se greffent pour former un film lisse. Ils possèdent une certaine « substantivité » pour la fibre capillaire, c’est à dire qu’ils sont capables de se fixer solidement à sa surface. Ils ont aussi des propriétés lavantes et émulsifiantes.
A la différence des tensioactifs anioniques (de type SLS, ALS…) ils sont peu détergents, ne moussent pas et sont mouillants. Ils peuvent ainsi détruire des micro-organismes lorsque leur chaîne grasse est courte ou s’étaler à la surface de la kératine lorsque la chaîne grasse est longue.
Ils diminuent aussi l’électricité statique.

Les plus utilisés sont les sels d’ammoniums quaternaires (« quats ») qui peuvent être de simples tensioactifs cationiques (effet démêlant et lubrifiant) ou des polymères cationiques (dérivés de la gomme de guar tels que «chlorure d’hydroxypropyltrimonium de guar» et «polyquaternium») qui forment un film gainant (ce que font aussi les silicones) autour de la cuticule sur des cheveux trop abîmés. A noter qu’ils sont parfois utilisés en combinaison avec les silicones.

Leur chaîne grasse est dérivée de divers composants huileux comme l’huile de coco, de ricin ou encore de colza…
Plus cette chaîne grasse est longue, plus le quat sera lubrifiant. C’est pourquoi ils sont privilégiés dans les conditionneurs pour cheveux secs et abîmés, en particulier le Behentrimonium ou Propyltrimonium.

—-

Zoom sur le Behentrimonium chloride et le Stearamidopropyl Dimethylamine (utilisés dans l’AS Ultra-Doux de Garnier et le masque Expert Nutrition de Franck Provost ; le beurre de karité mis en avant n’est en fait présent qu’en quantité infime dans ces deux produits, tout à la fin de la liste des ingrédients…) :

1/ Le Behentrimonium chloride
C’est un sel d’ammonium quaternaire de type tensioactif cationique à longue chaîne grasse, ce qui le rend très efficace pour se déposer le long du cheveu abîmé et le lisser (Journal of the Society of Cosmetic Chemists, pg 85-94, 1994).
Il peut aussi éliminer les petites salissures (mais reste moins lavant que les tensioactifs anioniques comme le SLS qui décape mieux les huiles).
Une petite quantité suffit normalement du fait de son attirance naturelle avec la charge négative de la kératine.
Toutefois dans l’Après-shampooing de Garnier à l’avocat et au karité, on constate qu’il arrive en tête de liste (4e position) ce qui signifie qu’il est présent en forte concentration.

Son action est favorisée lorsqu’il est combiné avec certains acides gras comme le Cetyl alcohol (Journal of the Society of Cosmetic Chemists, pg 251-263, 1989) ou encore les Stearyl alcohol et Cetearyl alcohol (qui est une combinaison de Stearyl et Cetyl alcohol). D’autres corps gras ou huiles comme l’huile de coco ou le beurre de karité favorisent encore son absorption capillaire.
Dans l’Après-shampooing de Garnier, il est associé au Cetearyl alcohol. Il est conseillé de ne pas utiliser les produits à base de Behentrimonium avec des shampooings à tendance acide mais plutôt à ph neutre.

2/ Le Stearamidopropyl dimethylamine
C’est un autre agent conditionneur de type tensioactif cationique, non-éthoxylé, très populaire agissant sur le même principe. D’origine végétale (obtenu par transformation de l’huile de palme), c’est un dérivé aminé de l’acide stéarique, qui devient ammonium quaternaire en milieu acide (il agit mieux en synergie avec l’acide lactique ou l’acide citrique – à hauteur de 0,5 à 1%-). L’ajout d’acide lactique ou citrique permet de neutraliser les amines et de réduire l’effet destructeur des composés d’ammoniums quaternaires sur la fibre capillaire. Il est soluble dans l’eau (ce qui présente l’avantage d’éviter toute accumulation à terme).
Il est présent en général en grande quantité (dans les 5 premiers ingrédients d’un produit conditionneur).

Sources : Cosmetics and Toiletries Manufacture Worldwide, 271–276, 2000 / International Journal of Cosmetic Science, 32, 246–257, 2010.

Composition INCI masque Expert nutrition de F.Provost : Aqua/Water, Cetearyl Alcohol, Elais Guinesis oil/Palm oil, Behentrimonium Chloride, Stearamidopropyl dimethylamine, Glycerin, Methylparaben, Coumarin, Chlorexidine Dihydrochloride, Limonene, Citric acide, Butyrospermium Parkii Butter/Shea butter, Parfum/Flagrance (FIL C39805/1).

————–

Revers de la médaille : il ne sont en rien naturels et relèvent de procédés chimiques durs.
Dans son ouvrage « La vérité sur les cosmétiques », la journaliste Rita Stiens alerte sur les caractéristiques très irritantes (pour la peau et les yeux) voire allergènes des tensioactifs cationiques et signale aussi que leur résistance au rinçage (ils restent accrochés aux cheveux) risque de poser des problèmes d’accumulation sur la fibre au fil de l’usage (par superposition), laissant les cheveux lourds et collants.
D’autant qu’ils sont en général peu solubles dans l’eau et non compatibles avec les tensioactifs anioniques (cf : ci-dessous Interaction shampooing et conditionneur). La plupart des quats sont en outre peu ou pas biodégradables donc polluants.
Les ammoniums quaternaires à chaîne grasse longue (exemple : alcool cetearylique mélange de chaînes carbonées 16 et 18) sont toutefois mieux tolérés, raison pour laquelle ils sont employés dans les produits conditionneurs.

Rita Stiens classe néanmoins le Stearamidopropyl dimethylamine comme satisfaisant elle commente « Possède indéniablement de bonnes propriétés pour les cheveux mais voir aussi les Quats p 144. »
Sur le Behentrimonium Chloride elle se demande en quoi celui-ci est naturel et indique : « Ce qui est vrai, c’est que l’acide béhénique est en règle générale d’origine végétale. Mais, derrière l’appellation Behentrimonium Chloride se cache le processus chimique de la quaternisation, et il s’agit là de chimie dure. »

Sont-il suffisants pour combattre la sécheresse des cheveux ?
Le Behentrimonium chloride et le Stearamidopropyl dimethylamine sont de simples tensioactifs (et non des polymères), ils n’ont pas d’action gainante ou colmatante mais uniquement lissante des écailles de la cuticule. Ils sont donc de très bons démêlants (ainsi qu’anti-frisottis et anti-statiques) mais peuvent donner la sensation d’assécher le cheveu à terme, -sans doute pas assez riches pour certains cheveux- tout en le ternissant, selon certaines utilisatrices.

—-
Interaction shampooing et conditionneur (tensioactif anionique et cationique) :

Les problèmes d’accumulation de résidus de produits peuvent venir des différences de charges électriques entre un shampooing (charge négative) et un produit conditionneur (charge positive) (source : J Soc Cosmet Chem, pp 263-278, 1993).
A chaque utilisation d’un soin conditionneur, un résidu qui ne se rince pas est déposé à la surface du cheveu qui avec le temps peut s’accumuler, alourdir et affaiblir le cheveu en particulier fin. Ceci est du à la présence des tensioactifs cationiques. Si vous essayez de laver un tensioactif cationique (conditionneur) avec un tensioactif anionique (shampooing), une interaction de charge se produit alors entre les deux et peut conduire à leur accumulation respective (ils se fixent l’un sur l’autre : deux charges opposées s’attirant). Ceci est encore accentué sur pour un shampooing acidifié (faible ph).
Les tensioactifs à chaîne courte (alkyl sulfate, alkyl sulfonates (sodium deceth sulfate)) sont plus efficaces pour enlever ces résidus que les shampooings à base des traditionnels Sodium ou Ammonium lauryl/laureth sulfate. Même s’ils sont souvent considérés comme plus agressifs…

Le problème des tensioactifs et polymères cationiques est d’adhérer étroitement à la surface du cheveu, par interaction électrostatique.
Il peut donc être difficile de les détacher avec les shampooings traditionnellement clarifiants à base de tensioactif anionique (comme le SLS).
Pour l’instant, apparemment seul le polyquaternium-10 (dérivé de cellulose soluble dans l’eau) pourrait être retiré avec un tensioactif anionique.
Cela dépend aussi de l’état du cheveu, plus il est abîmé plus l’adhérence sera forte donc difficile à enlever.
Les polymères cationiques dérivés de la gomme de guar sont plus difficiles à enlever et ont tendance à l’accumulation après usage répété.

A lire aussi :

(26 commentaires)

Passer au formulaire de commentaire

  1. Merci pour cet article vraiment intéressant.
    Considères-tu les ammoniums quaternaires comme étant pires que les silicones pour les cheveux ou pas ?
    J’ai du mal à saisir les différences au niveau des effets sur le cheveu.

    1. Hello, les silicones ne sont a priori pas « mauvais » pour les cheveux comme on l’entend souvent (voir article http://beautiful-boucles.com/les-silicones-sur-nos-cheveux-paranoia-ou-reel-danger/) hormis le risque d’accumulation sur la fibre et d’alourdissement en cas d’abus.
      les quats ne sont pas pires, c’est un autre procédé chimique pour lisser/conditionner la fibre capillaire de façon artificielle.

      Par contre tous les deux sont des composants chimiques absolument pas naturels comme veulent parfois le faire croire les marques et sont très polluants pr l’environnement, ce qui peut entraîner pas mal de soucis secondaires…

      1. Bonjour, dons en effet les silicones sont très mauvais !
        1)Les silicones, à long terme (utilisation régulière), forme un couche de « plastique » sur le cheveu et le cuir chevelu, il empêche donc le cuir chevelu de respirer, celui-ci en manque d’oxygène va sécréter du sébum (cheveux gras), Des pellicules grasses se forment et peuvent entrainer des chutes de cheveux plus ou moins importante !
        2)Le silicone rend le cheveu imperméable (ou presque) à tout autre produits et défavorise leur action (soins, décoloration, coloration, permanente, shampooing, etc)
        3)rend le cheveu électrique
        4)les shampooings siliconés sont trop doux pour laver réellement le cheveu

        Chacun sont avis, moi j’ai fais un grosse croix sur le silicone !! 😉

        1. oui ils forment une couche « plastique » sur le cheveu (enrobage cosmétique), c’est le but pour le colmater et lisser ses écailles, ce n’est pas nocif pour le cheveu (au contraire cela renforce son hydrophobie qui est nécessaire pour lui permettre de ne pas trop se dégrader) qui est une matière biologiquement morte qui ne « respire pas ».
          A l’inverse du cuir chevelu en revanche.
          Le problème des silicones et des autres composants chimiques est leur aspect polluant pour la planète.
          Voir mes article détaillé sur le sujet
          http://beautiful-boucles.com/les-silicones-sur-nos-cheveux-paranoia-ou-reel-danger/

  2. Merci pour ta réponse.
    Tu fais bien de dire que les silicones ne sont pas si mauvais, mais comme j’en eu une mauvaise expérience avec après en avoir effectivement abusé (il faut le dire^^) je préfère les éviter.
    Par ailleurs ils ne sont pas idéal lorsque l’on utilise des shampoing doux …
    Donc si j’ai bien compris, si on abuse des quats cela peut conduire aux mêmes risques que si l’on abuse des silicones (accumulation, donc notamment problèmes d’assèchement du cheveu, et apparition de fourches … ) ?

    1. oui effectivement si on abuse des silicones le cheveu peut devenir gras, « raplapla » et terne du fait de l’accumulation.
      effectivement les shampooings doux ne les éliminent pas bien, il faut user de shampooings plus détergents (ce qui assèche).
      A priori les quats éviteraient ce genre de pb car ils n’enrobent pas la fibre capillaire d’un film « plastique » mais ont plus une action chimique de lissage de la cuticule, si je ne me trompe pas.
      C’est moins « puissant » mais cela peut suffire pour de cheveux juste secs et pas spécialement abîmés par ailleurs.
      Bien aussi pour les cheveux fins mais néfastes pour l’environnement je me répète…
      Les quats comme les silicones n’assèchent pas les cheveux en tant que tels.

  3. Article passionnant comme d’habitude !
    Que conseille-tu comme shampooing pour retirer les résidus du Behentrimonium chloride alors ? J’ai l’impression qu’il empêche mon henné de bien prendre, bien que j’aie shampooiné auparavant. Est-ce qu’un savon shampooing (à base d’huiles saponifiées) peut convenir, puisqu’à ph basique normalement ?

    1. merci à toi 🙂
      normalement le benhentrimonium chloride ne laisse pas de film autour du cheveu, ce n’est pas un agent filmogène mais un agent antistatique.
      ton shampooing contient peut-être des silicones en revanche ? regarde si tu n’utilises pas un autre produit qui te laisse un film sur les cheveux (huiles…)
      je conseille de plutôt éviter les shampooings alcalins dans tous les cas, cela me paraît trop agressif pour les cheveux bouclés.

  4. Bon article, bien expliqué, bien référencé. Si je peux me permettre, normalement lorsqu’on cite un article scientifique, on rajoute le nom du premier auteur. Mais c’est déjà formidable de citer des sources correctes !

    Après concernant le caractère irritant des tensioactifs et autres composés, il faut savoir que les classifications « irritant » ou non dépendent de la concentration. Un tensioactif pur, c’est irritant, un tensioactif dilué dans un shampoing, si c’était irritant, les industriels auraient l’obligation de le mettre sur le flacon. Le sel aussi est irritant. Mais quelques grains dans ton plat dilue suffisamment pour ne pas t’irriter la bouche et le tube digestif.

    La position des produits dans la liste d’ingrédient indique leur concentration par rapport aux autres. Pour avoir fait des formulations de détergents, il y a au moins 70% d’eau dans toutes les formules, après, il est possible que le deuxième ingrédient soit à 5%, puis tous les autres à 1% par exemple. La deuxième position n’indique pas forcément une concentration hallucinante.

    En tout cas, c’est un très bon article que tu as fait, je te félicite ! C’est rare de lire des choses sérieuses dans le monde des sites sur la cosmétique !

    Topie, chimiste en herbe 🙂

    1. Merci de ton commentaire et remarques.
      Oui on est bien d’accord, les concentrations ds les shampooings respectent des normes avant d’être mises sur le marché.
      Toutefois, il est intéressant de savoir que pur il est bien irritant en effet.
      ce qui peut expliquer que même à des concentrations basses et diluées, certaines personnes tolèrent mal certains tensio-actifs ou observent des conséquences esthétiques dommageables.
      Sinon, je profite de tes connaissances en chimie pour te poser une question stp : saurais-tu me dire stp ce qu’est la « substantivité » d’un polymère ? (est ce son adhésion à une surface, d’un cheveu en l’occurence ici) ?
      merci à toi ! 🙂

  5. Bonsoir,

    les polymères c’est pas du mercure? car tout ce qui contient « mer » dans les cosmétiques c’est du mercure je crois

  6. Bonjour,
    Pourriez-vous me dire si les produits : shampoing et après shampoing w3 organic Wistt professionnel »
    sont de bons produits.
    Merci

  7. Coucou, que penses-tu des produit ms Farida B ? Pourrais tu en faire un article ?

    1. Hello à toutes, pour les questions relatives aux produits, il me sera difficile de répondre sans avoir 1/la composition et secondo quels sont vos attentes et vos problèmes ainsi que la nature particulière de vos cheveux/cuir chevelu, antécédents…
      L’action d’un produit sur une chevelure est assez personnel même s’il y a quelques grands principes communs aux cheveux bouclés/frisés secs. Ensuite il faut aussi tenir compte de l’interaction des produits entre eux, ne sachant pas quels autres produits vous utilisez dans votre routine, et de façon générale de vos habitudes capillaires, car tout a une importance dans les résultats obtenus. Sans le contexte global, cela n’est pas très pertinent de dire que tel ou tel produit est « bien », c’est pourquoi je préfère ne pas répondre même si j’aimerais bien, mais ce ne serait pas honnête.
      Par contre, je sais que j’aime bien regarder les avis des consommatrices sur Beaute-test, cela donne quand même une idée générale des pour et des contre sur un panel représentatif, même si j’ai pu aussi avoir des déceptions malgré tout, le risque zéro n’existe pas hélas…
      Enfin, n’ayant pas testé les produits à titre personnel, il me sera difficile d’en parler.
      Malgré tout, concernant les produits Farida B., je n’ai pas prévu de m’y intéresser pour l’instant, je sais que ce sont, sauf erreur, des produits à base de silicones, et assez chers je crois. je n’ai pas une très bonne image de cette marque par les échos que j’en ai eus, mais cela reste subjectif car je n’ai jamais creusé.
      Pour plus d’infos, sur les produits que j’utilise et que j’ai testés voir le tag « routine capillaire » du blog.
      J’aime bien la marque Phyto notamment.
      Sinon, je projette de tester la crème R&B de la marque Lush, un soin hydratant sans rinçage, qui donne de bons résultats chez une amie, avec une compo assez respectueuse de l’environnement.
      Voilà en espérant vous avoir aidé malgré tout et n’hésitez pas à m’informer de vos expérimentations ! 🙂

  8. Bonjour miss boucles,
    Je découvre ton blog grâce à cet article et je suis ravie de tous les articles que j’ai pu lire! J’ai tellement l’habitude de tomber sur des sites/blogs américains comme si en France tout le monde s’en fichait des cheveux bouclés^^ dc merciiii enfin!!
    Pour raconter un peu mon histoire capillaire, cela fait maintenant 8 mois que j’ai décidé de bannir les sulfates et silicones de ma routine, notamment pour suivre la curly girl method et je me suis beaucoup (complètement) inspiré des youtubeuses américaines. Aujourd’hui je suis contente des résultats obtenus, je pense avoir réussi (au bout de 24 ans quand même) à dompter mes cheveux. Ma marque de prédilection pour les produits coiffants et masques/ après shampooing est la marque Shea Moisture. Donc voilà cette très longue introduction pour te demander si éventuellement tu connaissais cette marque et quel était ton avis à son propos, car la composition m’a l’air tout à fait correcte mais ton oeil d’expert verra peut être des choses queeje ne vois pas ^^
    Et éventuellement as tu un article qui récapitule les produits que tu utilises? Je vais poursuivre mes recherches sur ton blog puisqu’il est 4h du matin et que le sommeil m’a oublié ce soir (d’où ce long commentaire dsl…)
    Encore merci!!
    Une nouvelle lectrice

  9. Et oui parce que comme il est 4h du matin je viens de lire l’article et évidemment je tombe ensuite sur ton commentaire précédent le mien qui répond à au moins une de mes questions^^ donc je file voir le tag « routine capillaire » dsl ça doit être assez embêtant les gens comme moi lol!
    Cette fois je me taie 🙂

    1. Coucou et bienvenue 🙂 merci de ton message, c’est fort sympathique.
      Je ne connais pas cette marque mais j’ai envie de dire si tu en es contente pour tes cheveux c’est le principal.
      Moi, j’essaie d’acheter français autant que possible (cocorico !) et si possible sans silicones pour le respect de l’environnement mais cela reste un choix personnel.

  10. Est ce que le behentrimonium chloride c’est du silicone ?
    Merci d’avance 🙂

    1. comme indiqué dans l’article c’est un autre composant chimique (quat) tout aussi polluant que les silicones.

  11. Coucou miss boucles !
    Je te remercie pour la qualité des articles ,à force de lire surdes blogs des articles qui diabolisent toute sortes de produits sans vraiment nous expliquer le pourquoi je me perdais un peu : ),ton blog est vraiment l’un de mes favoris .
    Jaimerais avoir ton avis si cela ne te dérange pas .j’ai malheureusement à la lumière de tes articles de très mauvaises habitudes capillaires. Ayant récemment fait l’acquisition de shampoings contenant des agents detergents et de leave in composés d’huile minerale, Je me demandais si je ne pouvais pas combiner les deux afin de reduire les effets negatifs de mes produits cad mettre ma crème pleine de silicones sur mes pointes defrisées(je n’ai pas encore le cœur à couper mes pointes mes cheveux poussent tellement lentement) puis les laver avec un peu de mon shampoing détergent ,sur les pointes bien entendu.
    Après épuisement de mes mauvais produits je compte définitivement trouver des produits qui respectent mon corps et l’environnement :3
    De plus j’ai lu que se laver le cuir chevelu avec du bicarbonate de soude puis rincer les cheveux avec du vinaigre de cidre n’etait pas une si mauvaise idée,qu’en penses tu ? (je ne sais plus si je l’ai lu ici ou ailleurs)
    Enfin j’ai des cheveux bouclés qui tendent à être frisés.Jusqu’à tout récemment je me lavais les cheveux tous les jours et les enduisait directement de pommades très grasses faîtes d’huiles minérales .
    Mes excuses pour la longueur de mon message ,encore merci de lire et de répondre aux commentaires de tes lectrices.
    Bien à toi .

    1. bonjour Cara,
      laver tes pointes avec un shampooing détergent n’a aucune utilité et est même plutôt nuisible.
      le bicarbonate de soude est très alcalin donc tu imagines ce que ça peut faire aux écailles de tes cheveux… (lis l’article que j’ai fait sur le pH pour mieux comprendre).

  12. Merci~ ,je l’avais déjà lu ,ainsi je pensais utiliser ces shampoings pour laver la couche de « plastique  » laissée par mes produits pleins dhuiles minérales (qui je crois ont les mêmes effets que les silicones)
    Et je pensais rééquilibrer le ph alcalin (suite à l’utilisation du bicarbonate de soude)en me rincant ensuite les cheveux avec du vinaigre de cidre . J’ai compris que cela ouvrirait et refermerait les écailles de mes cheveux . Mais ce traitement risque de fragiliser mes cheveux n’est ce pas ?
    Que me conseillle tu ? Jeter mes produits actuels au lieu d’essayer de me rattraper au risque d’abimer mes précieux :3

  13. le behentrimonium methosulfate il en fait partit ?? Il est aussi chimique que les silicones?

    1. oui c’est du chimique.

  14. Bjr et merci bcp pr cet article très instructif. J’ai une petite qst: est ce que le behentrimonium chloride s’enlève après rinçage car j’ai entendu dire que certain silicone partent après la rinçage tandis que d’autres non.
    Merci d’avance pr votre réponse. Bonne continuation.

    1. Le but des silicones comme des quats est de rester accrochés aux cheveux en quantité suffisante pour avoir l’effet lustrant et gainant souhaité pour de beaux cheveux, s’il ne restait rien, tes cheveux seraient dans le même état qu’avant le soin, or en général on cherche à les améliorer 🙂
      L’avantage du BC est qu’il est moins lourd/gras que les silicones puisqu’il fonctionne par polarité.

Répondre à Miss boucles Annuler la réponse.

Your email address will not be published.