Huile de cuisine ou cosmétique : que choisir pour ses soins de beauté naturels pour les cheveux et la peau ?

Quelle huile choisir pour vos soins capillaires et corporels ? Huile de cuisine et cosmétique se valent-elles ? La qualité d’une huile végétale est importante pour bénéficier de tous ses bienfaits tant pour le soin des cheveux ou de la peau. Pour les recettes maison, on entend souvent qu’il suffit de piocher dans les placards de sa cuisine pour concocter ses masques capillaires ou autres soins pour nourrir, hydrater ou réparer les cheveux bouclés, secs ou abîmés. Mais les huiles alimentaires sont-elles similaires aux huiles cosmétiques et que choisir pour ses soins naturels et recettes de beauté maison ? J’ai réuni quelques infos pour mieux se repérer et choisir en connaissance de cause :

Les caractéristiques d’une huile de qualité pour les soins capillaires et corporels

De façon générale, on sait qu’il faut privilégier les huiles végétales bio vierges de première pression à froid. par extraction mécanique. Ce sont celles qui vont garantir la meilleure conservation des actifs qu’il s’agisse d’une huile de coco, d’avocat, de ricin ou d’argan, etc.
En effet si l’huile n’est pas bio et est fabriquée à partir d’une extraction conventionnelle, les fruits ou les graines sont entre autres chauffées et pressés à chaud avant de subir l’adjonction de solvants chimiques jusqu’au raffinage. Autant dire que leur qualité originelle peut être grandement altérée après un tel process ! C’est pourquoi dans tous les cas il est préférable de consommer des huiles bio tant pour l’alimentation que les soins. Mais dans ce cas, me direz-vous pourquoi ne pas tout simplement user d’une huile alimentaire bio pour ses soins beauté ? En fait d’autres différences existent ensuite à prendre en compte.


Peut-on utiliser une huile bio alimentaire pour ses soins maisons (masques cheveux, bain d’huile, etc.) ?

Dès qu’une huile est en contact avec l’air, elle va s’oxyder,  à cause des radicaux libres de l’air. On dit alors qu’elle rancit. Par ailleurs, 2 autres facteurs peuvent accélérer cette dégradation : la chaleur et la lumière.
Une huile végétale va devenir au cours du temps de plus en plus oxydée (ses molécules deviennent des radicaux libres qui endommagent les fibres de collagène et d’élastine de notre peau et causent les rides). On comprend tout de suite le danger d’appliquer une huile oxydée sur sa peau : outre le vieillissement, on risque aussi d’obstruer les pores avec points noirs et acné à la clé ! Cela vaut aussi pour le cuir chevelu. Pour le cheveu, on sait que ce dernier est une matière biologiquement morte (empilement de kératine qui ne se renouvelle pas) donc le risque semble moindre, pour autant a-t-on vraiment envie de s’appliquer une huile aux qualités amoindries sur les cheveux ?…, d’autant qu’on s’en met aussi sur les mains au passage.
Le problème d’une huile de cuisine est qu’elle est plus souvent exposée à l’oxygène de l’air car on l’ouvre plus souvent donc le risque de s’oxyder/rancir se trouve plus important.
Comme les bouteilles se vident plus rapidement pour l’alimentaire, et que l’huile est transformée pendant la digestion (contrairement à l’application cosmétique), l’impact est moindre.

Les différences entre huile alimentaire et huile cosmétique

Enfin, les huiles cosmétiques bio sont d’une qualité supérieure car elles ont subi le moins d’altération (issues de la première partie de l’extraction à froid (tête de cuvée)  avec aussi moins de frottements). Elle disposent aussi d’un dossier cosmétique (ou DIP), complet incluant les indices d’acidité, de peroxyde, leur composition en acides gras et en molécules insaponifiables. Les tests sont beaucoup plus poussés. Les fabricants doivent fournir les fiches d’analyses complètes, non requises en alimentaire. Après tous ces tests (y compris d’hypoallergéniques), certaines huiles (même si elles ont à la base le même mode d’obtention) seront acceptées en alimentaire alors qu’elles ne passeront pas le cap cosmétique. D’après la responsable du site Mademoiselle-bio, certaines huiles seraient aussi trop riches en principes actifs pour être correctement assimilables en voie interne. Elles seraient donc « allégées » pour passer alimentaires, ce qui les rend moins performantes pour le soin de beauté.
D’autres différences portent aussi leur lieux et mode de conditionnement (contenants bien opaques pour les huiles cosmétiques) et de stockage. Tout ceci influe aussi sur la qualité cosmétique.
C’est ce qui explique que les huiles cosmétiques sont plus chères car leur richesse et leur mode de fabrication sont souvent plus complexes qu’une simple huile de cuisine.
Toutefois, d’après Julien Kaibeck, il n’y aurait pas de contre-indication à utiliser une huile bio de première pression à froid alimentaire en usage cosmétique. La seule déperdition porterait, selon lui, sur le éventuels actifs complémentaires (vitamine E, etc.) rajoutés aux huiles cosmétiques.

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