Diagnostiquer ses pellicules : Causes et solutions des pellicules capillaires (1e partie)

Lorsque l’on rencontre des problèmes de pellicules (bénignes pour la santé et non contagieuses), Il est parfois difficile de trouver le bon « remède » à ce problème qui peut devenir envahissant voire douloureux.

Vue au microscope de la levure  Malassezia, responsable notamment de l'apparition des pellicules et de l'inflammation du cuir-chevelu.

Vue au microscope de la levure Malassezia, responsable notamment de l’apparition des pellicules et de l’inflammation du cuir-chevelu.


Cet article se compose de trois parties. Dans cette première partie, je vous propose un panorama des différents types de pellicules, avec leurs symptômes, leurs causes et traitements.

Lorsqu’on commence à faire des recherches sur les pellicules dont les causes et mécanismes de déclenchement (multiples) ne sont pas encore parfaitement connus et maîtrisés, on peut se trouver rapidement face à des informations contradictoires (un peu comme tout ce qui touche à la « science » des cheveux!). J’ai donc essayé de faire le tri, de recouper au maximum les infos entre elles, afin d’aboutir à une présentation la plus cohérente possible. Toutefois si jamais vous détectiez des erreurs, n’hésitez pas à me les signaler !

Commençons donc ce décryptage par distinguer les différents types de pellicules (ou ce qui y ressemble) susceptibles d’affecter notre cuir chevelu :

Les pellicules forment des amas de cellules mortes agglomérées, jaunâtres (pellicules grasses) ou blancs (pellicules sèches), à la surface du cuir chevelu.

1.LES PELLICULES GRASSES
Comme leur nom l’indique, elles se développent de façon privilégiée sur les cuirs chevelus gras et sont dues à l’action du sébum, éventuellement combinée au champignon Pityriasis (qui appartient au groupe des levures du genre Malassezia), tous deux présents naturellement sur le cuir chevelu. Pour la moitié d’entre nous, la co-existence du sébum et du Pityriasis se déroule en bonne harmonie mais pour d’autres un déséquilibre peut survenir. C’est ce déséquilibre qui est responsable de l’apparition des pellicules.

ASPECT/SYMPTÔMES: Les cellules mortes s’accumulent en plaques grasses qui adhèrent à la fibre capillaire et se situent dans les zones humides et chaudes, derrière les oreilles, par exemple. Les cheveux deviennent lourds, s’aplatissent et s’associent par mèches avec éventuellement formation de pellicules grasses, larges, épaisses et jaunâtres.
A noter que la surproduction de sébum peut aussi parfois empêcher le développement normal des cheveux et les fragiliser, conduisant à une chute de cheveux (alopécie séborrhéique).

Au sein des pellicules grasses, on distingue trois sous-groupes :
a/ Les pellicules grasses simples (accumulation/surproduction de sébum)
b/ Les pellicules grasses dues à une suractivité du champignon Pityriasis (levure Mallassezia)
c/et enfin, l’inflammation la plus aiguë appelée « Dermite Séborrhéique ».

a/LES PELLICULES GRASSES SIMPLES (accumulation/surproduction de sébum ; forme non inflammatoire de la dermite séborrhéique)

Une des causes les plus courantes de pellicules réside dans l’accumulation ou la surproduction de sébum (huile secrétée par les glandes sébacées de cheveux pour hydrater et protéger le cuir-chevelu ainsi que les tiges capillaires). Cet amas excessif de sébum combiné aux cellules mortes de la peau du cuir-chevelu et éventuellement des résidus de produits, de saleté et/ou de pollution vont alors former des pellicules qui démangent.
Le manque de shampooing ou un shampooing inadapté, l’obstruction des pores du cuir-chevelu ou toute pratique qui empêche le sébum de s’écouler peuvent entraîner ce type de pellicules.
A ce stade simple, les pellicules ne sont pas inflammatoires.

TRAITEMENT ADAPTE :
Avant tout, il faut essayer d’identifier la cause de cette surproduction (voir ci-dessous) et la traiter/l’éliminer si cela est possible, ce qui permet de solutionner le problème plus durablement.
De façon locale, il faut avant tout assainir le cuir-chevelu et réguler la production de sébum pour contrer son accumulation sur le cuir-chevelu.
Le shampooing antipelliculaire n’est pas ici forcément indispensable.
En cas de « sous-shampooinage », augmentez la fréquence de vos shampooings en ciblant bien le cuir-chevelu pour ménager vos longueurs. Certains dermatologues préconisent plutôt un shampooing très doux mais utilisé à une fréquence élevée ( tous les -deux- jours). Choisissez aussi les sulfates adaptés, plus ou moins détergents/assainissants. Attention à l’effet ‘boomerang » des shampooings trop décapants qui font regraisser d’autant plus le cuir-chevelu par réaction de « défense » (séborrhée réactionnelle).
D’ailleurs, vérifiez également que ce n’est pas l’utilisation d’un shampooing trop détergent (voir liste des causes ci-dessous) qui est à l’origine de votre surproduction de sébum… Parfois une base lavante plus douce peut aussi résoudre le problème (vérifiez la base lavante de votre shampooing habituel pour faire le bon choix correctif).
Si cela ne suffit, vous pouvez recourir à un shampooing contenant un actif antisébum (pyrithione de zinc).
Pour le cuir chevelu gras, on peut aussi procéder à la pose, pendant dix à vingt minutes, d’un masque absorbant le sébum, une ou deux fois par mois.

b/LES PELLICULES GRASSES DUES A UNE SURACTIVITE DU CHAMPIGNON (« fongus » du latin « fungus » signifiant champignon) PITYRIASIS (levure Malassezia)

Comme précisé plus haut le champignon Pityriasis fait partie de l’écosystème naturel de notre cuir-chevelu. Les problèmes adviennent lorsque celui celui-ci se met à croître plus que de raison… Ceci peut arriver lorsque un excès de sébum se trouve à « sa disposition » sur notre cuir-chevelu étant donné qu’il s’en nourrit !
Il se met alors à produire, en trop grande quantité, des acides gras (acide oléique) particulièrement irritants pour la peau et le cuir chevelu.

[NB : Il pourrait également proliférer sur un cuir-chevelu « sec » en surface (mais « gras » en profondeur, voir explication ci-dessous), pompant alors le peu de gras qu’il y trouve et rendant le terrain (et donc les cheveux) encore plus secs.]

Dans le follicule pilo-sebacé, en profondeur sous le cuir-chevelu (sous la tige capillaire), une prolifération anormale de levures (petits points rouges sur le visuel) se nourrissent du sébum et sont ensuite véhiculées à la surface du cuir chevelu qu'elles infectent.

Dans le follicule pilo-sebacé, en profondeur dans le cuir-chevelu (sous la tige capillaire), une prolifération anormale de levures se nourrissent du sébum et sont ensuite véhiculées à la surface du cuir chevelu qu’elles infectent.

Ils provoquent ainsi une inflammation qui engendre une accélération du renouvellement des cellules de l’épiderme du cuir chevelu associée à une desquamation (c’est à dire le détachement de petites peaux superficielles) qui induisent les pellicules et des démangeaisons.

Une fois à la surface du cuir chevelu, les levures se mettent à produire une substance irritante qui provoquent un état inflammatoire avec des rougeurs et des démangeaisons.

Une fois à la surface du cuir chevelu, les levures se mettent à produire une substance irritante qui provoquent un état inflammatoire avec des rougeurs et des démangeaisons.

À ces irritations, le corps réagit en accélérant encore la production cellulaire et donc des pellicules, le cercle peut devenir infernal!

Plus les pellicules sont importantes, plus on observe de Pityriasis à la surface du cuir chevelu. C’est ce qui explique que les traitements neutralisant le Pityriasis (tels que les shampoings anti-pelliculaires, voir ci-dessous) agissent aussi sur les pellicules.

En réaction à ces substances irritantes, le renouvellement des cellules de l'épiderme s'accélère, la couche cornée s'épaissit et des amas de cellules mortes se forment en surface : ce sont les pellicules :-(

En réaction à ces substances irritantes, le renouvellement des cellules de l’épiderme s’accélère, la couche cornée s’épaissit et des amas de cellules mortes se forment en surface : ce sont les pellicules 🙁

TRAITEMENT ADAPTE:
Essayez d’identifier tout d’abord la cause de cette prolifération (cf : 2e partie de l’article) et éliminez-la. Augmentez la fréquence des shampooings est aussi conseillé, vous pourrez aussi au préalable exfolier votre cuir-chevelu afin d’aider à clarifier les plaques agglutinées sur le cuir-chevelu. Ce geste effectué avant un shampooing permet de diminuer les pellicules présentes et il renforce l’efficacité du lavage. Attention toutefois à l’effectuer d’une « main légère ». Certains dermatologues recommandent toutefois de ne pas abuser des gommages (une à deux fois par mois et non systématiquement). (voir article : Avons-nous-besoin d’exfolier ou gommer notre cuir chevelu ?)

Si un shampooing « normal » ne parvient pas à bout de vos pellicules, vous pourrez recourir à un shampooing traitant antipelliculaire (voir paragraphe ci-dessous). Pour les pellicules grasses, il est recommandé plus particulièrement qu’il contienne un antifongique et de l’acide salicylique qui détruisent les particules et les agglomérats graisseux. Le traitement dure en général une dizaine de jours et s’utilise 2 fois par semaine en shampoing, à laisser poser ou en cure d’ampoules à appliquer sur le cuir chevelu.
Des actifs antiséborrhéiques (melaleuca, saule, Sabal serrulata, extrait de curbicia) complètent les formules pour les pellicules grasses.
La dermatologue Nina Roos recommande d’utiliser au long cours un shampoing traitant a minima : Kerium antipelliculaire (La Roche Posay), Elution (Ducray), Nodé P (Bioderma)…



Attention aux beurres/huiles végétaux…
De nombreuses huiles végétales (huile de coco, karité, huile d’olive et huile de ricin notamment) contiennent de l’acide oléique qui est le même acide secrété par le champignon Malassezia et responsable de ces maux capillaires (irritations, pellicules, voir schémas ci-dessus) en particulier pour les pellicules grasses et les cuirs-chevelus sensibles à cette substance.

c/LA DERMITE SEBORRHEIQUE (inflammation la plus aiguë du cuir-chevelu)
Elle correspond à la forme plus extrême d’inflammation pelliculaire qui s’accompagne de plaques rouges. Elle est aussi due à la surproduction de sébum combinée à l’action irritante du chapignon Pythiriasis.

ASPECT ET SYMPTÔMES: Les pellicules ont une couleur blanc-jaunâtre accompagnées de rougeurs et irritations sur des zones riches en glandes sébacées et/ou pileuses: ailes du nez, sourcils, barbe, oreilles, cuir chevelu, principalement.
Des boutons qui démangent peuvent aussi apparaître sur le cuir chevelu, le long de l’implantation capillaire, sur le cou, le buste ou le haut du dos.
Elle peut s’étendre, plus rarement, à d’autres régions du corps sur le corps (aisselles, pubis..). Dans ce cas particulier, la dermite séborrhéique exacerbe la perte de cheveux.

TRAITEMENT ADAPTES:
Les shampooings antipelliculaires antifongiques, disponibles sans ordonnance, sont ici aussi assez souvent efficaces pour contrôler les « crises » (voir ci-dessus, le traitement des pellicules grasses liées à la surcroissance du champignon).
En cas de poussée, le Dr Nina Roos recommande d’utiliser durant 2 mois (cette durée de traitement limite les récidives) des shampoings plus forts : Nodé DS+ (Bioderma), Kelual DS (Ducray), LithioDS (Labcatal)…

Le shampooing peut aussi être appliqué sur les autres zones à problème du corps.
Pour des formes plus sévères, un dermatologue pourra vous prescrire un shampoing médicamenteux, à base de kétoconazole (kétoderm gel moussant), cyclopirox olamine (sébiprox shampooing) ou de propionate de clobétasol (clobex). Les shampoings traitants sont utilisés un jour sur deux au début puis une ou deux fois par semaine en entretien. Il faut laisser agir le produit suffisamment longtemps (bien lire la notice) et alterner avec un shampooing antipelliculaire classique.
Si la zone est très enflammée, un dermatologue pourra vous prescrire, en complément, un corticoïde pour stopper l’inflammation (localone, diprosalic) qui agissent plus rapidement – elle sont parfois utiles en application séquentielle (une ou deux fois par semaine), pour entretenir les résultats.

2. LES PELLICULES SUR CUIR-CHEVELU SEC
Il s’agit de la forme la plus bénigne, le pityriasis simple ; elle est non inflammatoire.

ASPECT/SYMPTÔMES:
Si le cuir chevelu est sec ou normal, les pellicules prennent la forme d’une fine poussière blanche ne dépassent pas 0,2 mm de diamètre, répartie sur toute la chevelure, en plaques.
Elles se détachent spontanément et tombent en neige sur les vêtements. Elles n’ont pas d’aspect huileux. Non adhérentes au cheveu, elles se détachent facilement, par simple grattage ou à la suite d’un shampooing. Hélas, elles réapparaissent rapidement. Toutefois, le cuir chevelu peut rester parfaitement sain, sans lésion, rougeur, ni même démangeaison (prurit). Un bémol ici à ajouter : une autre source (diapo n°12) stipule qu’en général une infection par le champignon ou levure Malassezia cause rarement une dermite non inflammatoire, mais pourrait toutefois s’observer chez des sujets d’origine africaine. En cas de doute, il précise qu’un examen au microscope en utilisant de l’hydroxyde de potassium peut permettre de mettre en évidence la présence ou non du champignon.

Peau sèche ou infection fongique ?

Cuir chevelu sec ou pellicules ?

Cuir chevelu sec ou pellicules ?

Toutefois, il faut savoir que les dermatologues considèrent un cuir-chevelu sec comme rare (voire impossible, cf: ci-dessous) dans la mesure où celui-ci est constellé de glandes sébacées situées sous les fibres capillaires.
D’après certains experts, les cuir-chevelus d’origine africaine seraient toutefois d’une nature plus sèche et ne produiraient pas autant d’huile que les autres ethnies, tendant à se « craqueler » si lavé trop souvent. Le recours à des traitements chimiques agressifs (défrisage, lissage, permanente, etc.) peut aussi assécher et endommager la couche formée de kératinocytes (cellules cornées) et de lipides qui préserve l’hydratation et la souplesse du cuir-chevelu. En cas de déshydratation du cuir-chevelu, des sensations de démangeaisons, de brûlure ou de tension, mais aussi des pellicules peuvent l’affecter.

C’est ici que les avis divergent sur la nature de ces petits « flocons » d’aspect pelliculaire : s’agit-il vraiment de pellicules (liées à une infection) ou sont-elles de simples petites particules de peaux sèches qui tombent du cuir-chevelu sous l’effet du craquèlement de la peau (comme l’affirme l’Institut Clauderer par exemple).
Les dermatologues considèrent presque tous unanimement que les pellicules sèches sont en fait également dues à un cuir chevelu gras (voir explications dans l’article : « Cuir chevelu sec ou pellicules : comment faire la différence ? »).

TRAITEMENTS ADAPTES :
Pour de vraies pellicules, le Dr Evans cite également un traitement à base d’un shampooing antifongique ou anti-inflammatoire.
Le dermatologue, Dr. Schultz, conseille d’utiliser un shampooing antipelliculaire dans ce cas aussi. Il rassure sur son usage qui n’assèchera pas le cuir-chevelu étant donné qu’il n’est généralement pas une « peau sèche ».
Pour les pellicules sèches, il est aussi recommandé d’utiliser plus particulièrement des produits à base d’actifs comme l’huile de cade, le goudron ou le zinc qui ralentissent la desquamation et le renouvellement des cellules.

De son côté l’Institut Clauderer soutient en revanche que ces squames plus petits sur un cuir-chevelu trop sec (accompagné de démangeaisons) ne sont pas dues au pytiriasis et que les antipelliculaires classiques n’ont pas d’effet. Il conseille donc à l’inverse de simplement hydrater le cuir chevelu.
Le Dr Goldberg* conseille de traiter un cuir-chevelu sec (résultant d’agressions) à l’aide de produits naturels tels que des rinçages au vinaigre de cidre (qui a aussi des vertus anti-pelliculaires) pour clarifier le cuir chevelu de tous résidus laissés par les shampooings, conditionneurs et autres produits cosmétiques.
Elle ajoute qu’il est aussi possible de faire un massage de cuir chevelu léger avec de huiles végétales telle que l’huile d’olive vierge.

En cas de doute, un bon compromis peut être d’utiliser un soin nourrissant, enrichi en agents actifs comme le glycérol et le zinc pyrithione (antifongique).

Le dermatologue Pascal Reygagne, directeur du Centre de Santé Sabouraud conseille d’apaiser le dessèchement avec des shampoings hydratants à base d’urée ou d’oeufs, des après-shampoings ou encore des masques à appliquer sur les cheveux 20 à 30 minutes avant le lavage.
Et bien sûr bannir les shampooings agressifs ainsi que laisser ses cheveux libres (pas de chignon serré, de natte ou de queue de cheval).
Un massage doux et un bon rinçage pourraient aussi à aider à prévenir les pellicules.

[ZOOM SUR LES SHAMPOOINGS ANTIPELLICULAIRES ET LEURS ACTIFS]
Il doit posséder une base lavante douce non agressive et contenir un certain nombre d’actifs qui permettront d’avoir une triple action :

1/Action antifongique (action contre le champignon/la levure Malassezia) : (ciclopirox olamine, piroctone olamine, kétoconazole, climbazole, clotrimazole, miconazole…) ou fongistatiques ((sulfure de) sélénium, piroctone olamine, pyrithione zinc (antibactérien), myrte, capucine, thymol, cyprès) agissent sur la flore.

2/Action antiproliférative (action contre la multiplication excessive des cellules du cuir chevelu) : Les kératolytiques (goudrons : cèdre, pin, huile de cade, icthyol, kertyol…), ou kératoréducteurs (acide salicylique, acide glycolique, urée, lactamide MEA, acétamide, résorcinol, AHA), interviennent sur le renouvellement (et donc la chute) de la couche cornée (cellules cutanées) en les ralentissant.

3/Action anti-inflammatoire (action contre les rougeurs et les démangeaisons du cuir chevelu) des actifs apaisants à visée anti-inflammatoire et antiprurigineuse, pour soulager démangeaisons et irritations (kéluamide, glycocolle, camphre, menthol, bisabolol, calendula, zanthalène, gluconate de zinc).

En bonus : Un agent légèrement exfoliant pour détacher les plaques du cuir chevelu (l’acide salicylique) + des actifs antiséborrhéiques (melaleuca, saule, Sabal serrulata, extrait de curbicia) complètent les formules pour les pellicules grasses

À quel rythme appliquer les shampooings anti-pelliculaires ?
Un shampooing traitant (pellicules sèches ou grasses) s’applique de 1 à 3 fois par semaine, en renouvelant l’application et en respectant un temps de pause de 3 à 5 minutes. Après 4 à 6 semaines, il faut espacer les applications, mais continuer à faire des traitements ponctuels pour éviter la réapparition des pellicules, surtout dans le cas de pellicules grasses. Les pellicules sèches sont plus faciles à éliminer et des cures courtes suffisent.

Les risques :
Attention : la consommation excessive des shampooings antipelliculaires a un effet inverse puisqu’ils peuvent irriter la peau et dévitaliser les cheveux.
Selon les professionnels, ces traitements peuvent éventuellement avoir un effet desséchant (effet « paille »). Il faut alors diminuer la fréquence du shampoing traitant et le remplacer par un shampoing doux. Alternez avec un shampooing d’entretien moins dosé et plus doux, ou avec un shampooing pour usage fréquent, adapté à la nature du cuir chevelu, sec ou gras. Autres précautions à prendre : Rincez à l’eau fraîche si le cuir chevelu est gras et à l’eau tiède s’il est sec. Évitez l’eau trop chaude qui stimule les glandes sébacées. Séchez de préférence avec une serviette et à l’air libre.

Autre problème parfois soulevé : la déstabilisation de la flore par l’anti-fongique sans parler du corticoïde qui peut provoquer un effet rebond et « dérégler » la peau.

Une alternative aux shampooings antipelliculaires : les soins séborégulateurs
C’est ainsi que l’esthéticienne et formatrice dermo-cosmétique Nelly Pommel conseille plutôt de privilégier au quotidien (en entretien) des soins apaisants hydratants comme par exemple « Sebodiane DS » ou « Créaline DS », et un lavage en douceur. En cas de poussée, recourir à un traitement rééquilibrant, à appliquer le soir, tels que Créaline DS+ moussant, un pain dermatologique ou CuZc gel et ne pas chercher à gratter les squames. Le matin,un nettoyant sans rinçage de type immulia ou si le besoin se fait ressentir rincer et/ou nettoyer de nouveau le cuir-chevelu.



Côté soin, elle recommande d’appliquer sur les plaques le sérum Sebodiane DS (dont l’acide linoléique (oméga 6) régule la composition qualitative du sébum ainsi que ses effets pro-inflammatoires combinée à la vitamine B3 qui équilibre la flore cutanée et renforce l’action anti-inflammatoire) tous les soirs pendant une semaine, puis un soir sur deux jusqu’à résorption (quelques picotements peuvent se produire au début).

vinaigre-de-cidre-remede-naturel-anti-pellicules-cheveux,Les soins naturels (à base de vinaigre de cidre, de yaourt, d’extraits végétaux -thym, romarin…-, ou encore certaines huiles essentielles -huile d’arbre à thé/d’eucalyptus- ou végétales -nigelle-, même si leur usage reste discuté) peuvent aussi parvenir à bout de certains états pelliculaires, en particulier lorsqu’ils ne sont pas trop aggravés (voir article).

EN RESUME…
Pellicules sèches ou grasses peuvent donc être dues à un excès de sébum et/ou au développement du champignon Pythiriasis (levure Malassezia) qui s’ensuit, entraînant un renouvellement et donc une chute trop rapide des cellules du cuir chevelu.
Toutefois les dermatologues divergent sur la possibilité que les pellicules sèches correspondent à des résidus de peaux sèches liées au craquèlement d’un cuir-chevelu trop sec (qui resterait rare voire impossible pour certains dermatos) et restent donc partagés sur l’application de soin hydratant ou d’huiles (carrément déconseillées par certains car nourrissant le champignon).

* http://www.realself.com/question/dandruff-vs-dry-scalp-what039s-difference

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3. PELLICULES DUES A DES MALADIES DE PEAU
Le psoriasis est la maladie de peau la plus communément confondue avec des pellicules. En effet cette maladie du système immunitaire produit également des « flocons » de petites peaux due à l’accélération du processus de renouvellement des cellules cutanées.
Cette maladie chronique non contagieuse, évolue par poussées. Elle se traduit par une carapace blanche et épaisse sur presque toute la totalité du cuir chevelu. Ses plaques sont de taille variable, rondes ou ovales, recouvertes de squames sèches et brillantes (argentées). Les lésions, intenses et persistantes, touchent le conduit auditif et le pli derrière l’oreille et peuvent s’étendre aux genoux et aux coudes. Le psoriasis tend aussi à produire des pellicules plus épaisses et plus sèches que la séborrhée (pellicules plus huileuse) et se manifeste aussi sur d’autres parties du corps (genoux et coudes). Elle s’accompagne aussi de croûtes.

TRAITEMENT ADAPTE : Prescrit par un dermatologue, il consiste majoritairement à interrompre le cycle qui augmente la production de cellule cutanées puis de clarifier les particules qui stagnent sur le cuir chevelu. anti-inflammatoires tels que des dermocorticoïdes sont couramment utilisés. Les crèmes à la vitamine D sont aussi utilisées pour atténuer les lésions d’un psoriasis modéré et l’accumulation des cellules de la peau.
Les médicaments à base de dérivs de vitamine A peuvent aussi adier à normaliser l’activité anormale des cellules cutanées
L’acide salicyclique, le goudron et les hydratants permettent de contrôler l’excès de peau présent.

D’autres maladies de peau imitent aussi les pellicules telles que la rosacée affectant le visage pouvant s’étendre au cuir-chevelu (causant également démangeaison et rougeur), l’acné, le lupus systémique et d’autres maladies auto-imunes.

Les teignes, une infection contagieuse due à un champignon de la famille des derma-tophytes, se manifestent par une chute de cheveux localisée associée à des squames grisâtres et sans véritables plaques d’alopécie. Elles peuvent parfois aussi atteindre les poils de la barbe par un champignon microscopique. En plus de la sécheresse du cuir chevelu, la teigne entraîne une chute de cheveux, des plaques rouges et des cheveux cassés. La peau mise à nu peut alors se mettre à peler (squames), à présenter des croûtes et parfois du pus. La teigne atteint le plus souvent les enfants. On peut l’attraper par l’homme ou l’animal; elle se soigne avec des comprimés antifongiques.

Enfin, il arrive que l’eczéma provoque une sécheresse au niveau du cuir chevelu. De même, lorsque les personnes ont la peau très sèche sur les jambes (« peau de crocodile ») et que leur cuir chevelu s’assèche cela peut correspondre à un cas d’ichtyose, une maladie de peau se caractérisant par une sécheresse importante.

4. PELLICULES DUES A DES DERMITES DE CONTACT (allergies)
Les dermites de contact sont causées par des allergies aux colorations capillaire, aux traitements chimiques des cheveux (défrisage, lissage, permanente…) ou encore aux shampooings qui font « peler » le cuir chevelu sou une forme ressemblant fortement aux pellicules.
Une sensibilité à certains ingrédients des cosmétiques capillaires ou teintures, en particulier la paraphenylenediamine, peut aussi entraîner un cuir chevelu rouge, qui démange et qui pèle.
De façon générale, un shampooinage trop fréquent ou l’usage d’un trop grand nombre de produits coiffants est susceptible d’irriter le cuir chevelu et donc de causer des pellicules.
La solution est ici bien évidemment de passer en revue ce que l’on s’applique sur la tête et de procéder par élimination pour bannir le « coupable ».

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EN CONCLUSION… On comprend donc qu’il faut bien identifier le type de pellicules qui nous affecte afin d’utiliser le traitement approprié qui autrement risque de se trouver inefficace voire même entraîner des nuisances supplémentaires.
Il faut donc étudier tous ces symptômes mais également passer en revue toutes ces pratiques et produits appliqués. Car parfois, il suffit simplement de le ou les supprimer pour retrouver un cuir-chevelu sain !

>> Lire la 2e partie de l’article sur les facteurs déclencheurs de pellicules

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