Chute de cheveux normale ou anormale… : quand faut-il s’inquiéter ?

Chute de cheveux normale ou anormale ? Quand fait-il s'inquiéter - www.beautiful-boucles.com
Chaque jour, nous retrouvons dans nos peignes, brosses ou lavabos des cheveux « morts » sans que cela ne soit alarmant. Mais quelle est la quantité moyenne de cette perte capillaire, de quoi dépend-elle et comment savoir à partir de quel seuil elle peut-elle être considérée comme « pathologique » ? Le point sur ces questions qui turlupinent parfois certaines d’entre vous (voir commentaire ici).

En générale, la perte de cheveux est normale car la chevelure est en constant renouvellement: les cheveux poussent, vivent, meurent, tombent et sont remplacés par de jeunes cheveux.
En effet le cheveu a une durée de vie qui n’est pas éternelle : de 3 à 7 ans (on lit parfois entre 4 et 6).

Ce que l’on nomme « mort du cheveu » correspond à l’arrêt de sa pousse (la phase catagène qui dure d’1 à 2 semaines), c’est à dire que son bulbe ne produit plus de tige pilaire (kératine).
A la fin de cette phase, le cheveu mort entre dans une dernière étape (la phase télogène) où il reste fixé au cuir chevelu durant encore environ 3 mois avant de tomber. Les cellules souches présentes dans la partie supérieure de la gaine épithéliale vont migrer au fond du bulbe pour relancer la production d’un nouveau cheveu (retour à la 1e phase : anagène).

Chaque follicule pileux peut produire environ 20 à 25 tiges pilaires dans une vie.

Une chevelure saine compte 10 à 15 % de cheveux télogènes (cheveux prêts à tomber).

D’après les professionnels, il est difficile de quantifier une perte de cheveux normale d’une perte pathologique car cela dépend de diverses variables (densité naturelle, morphologie du crâne, durée du cycle capillaire…) : ainsi certaines personnes perdent 20 à 25 cheveux par jour tandis que d’autres peuvent en perdre jusqu’à 70, 80, voire 100, en toute normalité.
Ces cheveux en fin de vie sont surmontés d’un petit point blanc (leur bulbe pilaire).

Toutefois certains dermatologues considèrent que si la chute de cheveux dépasse les 50 à 100 cheveux par jour cela pourra être apparenté à une chute de cheveux pathologique.
Il en est de même pour une chute de cheveux modérée, inférieure à la limite de 50-100 cheveux/j, mais modifiant le volume de la chevelure ou l’implantation des cheveux (le cuir chevelu devient plus clairsemé ou visible par endroits).

Des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode pour permettre à un homme de prévoir s’il souffrira ou non de calvitie plus tard. Baptisée « 60-second-hair count » (compter ses cheveux en 60 secondes), cette méthode, présentée dans la revue Archives of Dermatology, s’effectue avec un simple peigne et permet de savoir jusqu’à quand la perte des cheveux reste « normale ».

Une étude (portant sur les risques de calvitie masculine) a déterminé que selon le test dit des 60 secondes effectué à trois reprises (consistant à peigner, avant le shampoing, ses cheveux de l’arrière à l’avant du cuir chevelu pendant 60 secondes, au-dessus d’un oreiller ou d’une serviette de couleur différente puis de compter le nombre de cheveux trouvé sur le tissu), perdre en moyenne 10 cheveux par jour s’avère « normal », et au-delà de 50 cheveux perdus à chaque session de « 60 secondes », on conseille de consulter son médecin.

De façon générale, une proportion de cheveux télogènes (par rapport aux anagènes) supérieure à 15% est considérée comme pathologique (à l’exception des chutes saisonnières automne/printemps* et post accouchement).

Une chute de cheveux pathologique provient d’un déséquilibre des fonctions vitales du cheveu (défaut de la production du follicule pileux, traumatisme…) et requiert une méthode spécifique de soins, après diagnostic (chez un dermatologue spécialiste du cuir-chevelu de préférence).
L’alopécie de traction (liée aux attaches trop serrées des cheveux en tresses par exemple : voir article : « Ces coiffures responsables de la perte de cheveux« ) ou le défrisage sont des causes assez fréquentes de perte de cheveux pathologique qui perturbent le follicule pileux voire le rendent définitivement « hors service ».

Les examens médicaux à effectuer en cas de chute de cheveux pathologique :
Parmi les examens réalisés, le médecin pourra notamment effectuer un test de traction, une dermoscopie, un trichogramme (observation au microscope de quelques cheveux dans différentes zones du cuir chevelu afin de mesurer le calibre des tiges des cheveux et le rapport entre cheveux en phase de pousse et de cheveux morts) ou encore un phototrichogramme (après rasage, suivi photographique de la repousse sur le cuir-chevelu afin d’estimer la densité de cheveux en phase de pousse et la proportion de cheveux « normaux » et de cheveux ressemblant à du duvet). Enfin, il peut demander une prise de sang déterminée par les indices cliniques.
A noter que le traitement dépendra de la cause de cette chute de cheveux qui doit être correctement identifiée en amont.

A lire aussi : La différence entre cheveux cassants et chute de cheveux (alopécie)

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